MWC II (Mopar World Cup 2)

Bavardages sur l'automobile américaine en général.
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cooper84
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MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par cooper84 »

Bienvenue dans cette seconde édition de la Mopar World Cup !

Pour faire monter la pression et savourer chaque duel à venir, j'ai décidé de vous présenter les 15 nouvelles prétendantes une par une. Cela nous permettra de décortiquer chaque modèle, d'en débattre et d'admirer ces machines d'exception.

Sachez que la mythique Plymouth Fury 1958 est de retour en lice pour défendre son titre. Si vous voulez éviter un nouveau sacre de cette légende, il va falloir voter en masse pour vos favorites !

Au programme cette année :
-L'arrivée de Mopar modernes pour bousculer la hiérarchie.
-Un duel spécial... "Les plus moches" (attention les yeux !).

Sans plus attendre, voici notre première candidate.

Candidat n°1 : Le Dodge Li'l Red Express (1978)
On commence fort avec une icône qui a prouvé que les utilitaires pouvaient aussi être des bêtes de course : le Dodge Li'l Red Express Truck.

L'Histoire d'un Rebelle
À la fin des années 70, les normes antipollution commençaient à sérieusement brider les Muscle Cars. Mais Dodge a trouvé une faille dans la réglementation concernant les "véhicules utilitaires". En l'absence de catalyseur obligatoire sur ce segment à l'époque, les ingénieurs ont créé un véritable monstre de performance déguisé en pick-up.

Son Pedigree
Moteur : Un V8 360 ci (5,9L) "Police Interceptor" modifié.
Performance : En 1978, c’était tout simplement le véhicule de série américain le plus rapide de 0 à 100 mph (160 km/h), devançant même la Corvette !
Look : Impossible de le rater avec sa robe rouge vif, ses boiseries en chêne véritable sur la benne et ses fameuses chemises d'échappement verticales chromées, style "Semi-truck".

Le saviez-vous ? C'est l'un des ancêtres spirituels du RAM SRT-10. Un camion qui ne servait pas qu'à transporter du bois, mais surtout à humilier les sportives au feu rouge.


Alors, ce Li'l Red Express a-t-il ses chances? On attend vos avis en commentaires !
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Message par cooper84 »

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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par Stf13500 »

Magnifique !
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Message par cooper84 »

Seconde Candidate:

LA LÉGENDE DU DRAG : DODGE DART 1968 LO23 HEMI
L'HISTOIRE D'UNE BOMBE ATOMIQUE
En 1968, Dodge décide de frapper un grand coup en compétition NHRA dans les classes Super Stock. Ils retirent une Dodge Dart de la chaîne de montage et l'envoient chez Hurst Performance pour une transformation radicale. Le résultat est la LO23 : une voiture de course déguisée en voiture de série, produite à seulement 80 exemplaires environ. C’est l’une des muscle cars les plus extrêmes et les plus recherchées de l'histoire.

LA MÉCANIQUE DU DIABLE
Sous le capot, on ne rigole plus. Ils ont réussi à faire entrer au chausse-pied le titanesque moteur 426 HEMI de 7 litres de cylindrée. Officiellement annoncée à 425 chevaux pour l'assurance, elle en développait en réalité plus de 500 dès sa sortie d'usine. Pour gagner du poids, Dodge a utilisé de la fibre de verre pour les ailes et le capot, de l'acier aminci pour les portières, et même des vitres en polymère léger actionnées par des sangles. Résultat : une voiture capable de descendre sous les 10 secondes au quart de mille (400m DA) avec quelques réglages.

L'EXEMPLAIRE "YANKEE PEDDLER"
La voiture sur tes photos est une célébrité des pistes. Pilotée par Bill Flynn pour le compte de County Dodge, elle porte haut les couleurs "Yankee Peddler" et le surnom "Poison Dart" à l'arrière. C’est l’incarnation parfaite de l’âge d’or du drag racing américain : une carrosserie compacte, un moteur démesuré et une décoration agressive qui ne laisse aucune place au doute.

POURQUOI ELLE EST UNIQUE
Production ultra-limitée : Environ 80 unités produites.
Performances : Une véritable terreur sur 400 mètres dès 1968.
Look : Remarque l'énorme prise d'air sur le capot, indispensable pour gaver le HEMI en air frais.

L'appellation LO23 n'est pas un nom de baptême marketing, mais un code interne de production chez Chrysler qui définit précisément l'ADN de cette bête de course :
L : Désigne la gamme de la voiture, ici la Dodge Dart (plateforme A-Body).
O : Indique la classe de performance "Super Stock" (destinée exclusivement à la compétition).
23 : Désigne le type de carrosserie, soit le Coupé 2 portes.
Pour l'anecdote, sa jumelle technique chez Plymouth (la Barracuda HEMI de la même année) portait le code BO29.

C'est ce matricule LO23 sur la plaque constructeur qui garantit aujourd'hui aux collectionneurs qu'ils sont face à l'une des 80 véritables légendes sorties d'usine pour le drag, et non une simple Dart modifiée par la suite.
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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par cooper84 »

Aujourd'hui:
Dodge Polara Convertible 1971 : L'ultime cabriolet Full-Size
La Dodge Polara de 1971 représente l'aboutissement du style Fuselage chez Chrysler, une esthétique caractérisée par des lignes courbes et des flancs bombés rappelant la conception aéronautique. Ce modèle est particulièrement significatif pour l'histoire de la marque à plusieurs titres.

L'année 1971 marque la fin d'une époque : c'est la toute dernière année de production de la Polara en version décapotable. Avec seulement 1 731 exemplaires produits, ce modèle est nettement plus rare que les muscle cars contemporaines de la marque. Cette faible diffusion en fait aujourd'hui une pièce de collection recherchée par les amateurs de la plateforme C-Body.

Le millésime 1971 se distingue par sa face avant exclusive. Le pare-chocs avant, dit loop bumper, entoure intégralement la calandre et les doubles optiques, conférant au véhicule une carrure imposante. Sa longueur dépassant les 5,50 mètres en fait l'un des cabriolets les plus vastes jamais produits par Detroit.

Destinée au grand tourisme et au confort, la Polara repose sur un châssis à empattement long offrant une stabilité remarquable. Elle était majoritairement équipée de motorisations V8 de forte cylindrée, notamment le bloc 383 ci (6,3 litres), associé à la transmission automatique TorqueFlite A-727, réputée pour sa robustesse et sa souplesse.

Au-delà de ses dimensions hors normes, la Polara 1971 est le témoin final de l'optimisme industriel américain d'avant la crise pétrolière. Elle combine la puissance des moteurs Big Block avec le luxe d'un cabriolet de prestige, scellant la fin d'un cycle pour les décapotables de grand format chez Dodge.
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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

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Message par cooper84 »

Vu que c'est assez calme en ce moment, on continue d'animer le forum comme on peut. Pour cette seconde édition de la MWC II, on passe à la vitesse supérieure avec deux philosophies Mopar totalement opposées. Voici l'histoire et les entrailles de nos deux nouvelles candidates.

Plymouth Road Runner 1971
Née en 1968, la Road Runner avait un concept simple : une Muscle Car dépouillée de tout confort inutile pour rester pas chère et ultra performante. En 1971, c'est l'année du grand changement. Plymouth abandonne les lignes carrées pour le fameux style "Fuselage", beaucoup plus aérodynamique et courbé. C'est aussi la dernière grande année des vrais Big Blocks avant que les normes antipollution ne tuent le délire.

On bave tous sur l'option "Air Grabber", ce fameux volet sur le capot qui s'ouvre pour gaver le moteur en air frais. Côté mécanique, la version 71 laissait du choix. Le bloc de base était le vaillant V8 383 (6,3L) de 300 chevaux, mais les plus chanceux pouvaient cocher le monstrueux V8 440 (7,2L) "Six-Pack" à trois carburateurs double corps développant 385 chevaux, ou le graal absolu : le légendaire V8 426 HEMI de 425 chevaux, une vraie bête de course devenue ultra rare.

Dodge Ram 3500 dually
Là, on change d'époque et de gabarit avec le roi du remorquage lourd. L'histoire des Ram "Heavy Duty" en roues arrière jumelées (dually), c'est celle des camions conçus pour bosser dur dans les ranchs ou sur les chantiers américains, sans jamais faiblir, avec sa configuration "Yellowstone", prête à déplacer des montagnes.

Sous le capot de ces colosses modernes, on oublie l'essence des Muscle Cars pour passer au mazout lourd. Si Dodge proposait des moteurs essence comme le V8 HEMI de 6,4L, le vrai cœur de ce monstre est le mythique six cylindres en ligne 6,7L Cummins Turbo Diesel. Ce bloc est une légende de fiabilité et sort un couple camionesque phénoménal (dépassant les 1200 Nm sur les versions High Output), ce qui lui permet d'arracher l'énorme remorque Bloomer Trailers que l'on voit derrière lui comme s'il n'avait rien au cul.

Alors, vous êtes plutôt à l'ancienne avec le sifflement de l'Air Grabber de la Road Runner, ou force brute moderne avec le sifflement du turbo Cummins du Ram ?
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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par cooper84 »

On oublie les erreurs de parcours des années sombres et on revient à l'âge d'or du groupe Chrysler. Pour continuer d'animer le forum, on s'attaque cette fois à la folie des années 50, à l'époque où le chrome et les ailerons XXL régnaient sur l'asphalte américain. Deux joyaux du style "Forward Look" entrent en scène.

Dodge Royal Lancer 1959
Le reflet parfait de l'exubérance de la fin des années 50 chez Dodge. C'est l'année où le designer en chef Virgil Exner pousse le bouchon au maximum avec des faces avant hyper agressives, des sourcils de phares proéminents et des chromes à profusion. Le look bicolore rouge et noir de cet exemplaire est tout simplement d'époque.

Sous le capot, la Royal Lancer ne faisait pas semblant. On trouvait les fameux blocs V8 "Super Red Ram", mais surtout le monstrueux V8 "D-500" de 383 cubic inches (6,3L) développant plus de 320 chevaux avec ses carburateurs quatre corps. Accouplé à la fameuse boîte automatique TorqueFlite commandée par boutons-poussoirs sur le tableau de bord, ce paquebot était capable de cruiser à des vitesses folles pour l'époque dans un confort royal.

DeSoto Fireflite convertible 1956
on touche à la pure élégance d'une marque aujourd'hui disparue, mais qui représentait le haut de gamme stylé de chez Chrysler : DeSoto. En 1956, la Fireflite est le sommet de la gamme, et sa déclinaison cabriolet (convertible) est une véritable rareté très recherchée par les collectionneurs. Ses flancs accueillent une découpe de peinture bicolore magnifique qui met en valeur ses lignes fuyantes.

Niveau motorisation, DeSoto avait droit au grand jeu. Cette Fireflite est animée par le légendaire moteur V8 HEMI (le vrai, de première génération) d'une cylindrée de 330 cubic inches (5,4L), développant 230 chevaux. C'est une mécanique noble, souple et coupleuse, parfaite pour faire briller les pneus à flancs blancs et faire chanter les échappements intégrés au pare-chocs arrière.
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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par cooper84 »

PETITE MISE A JOUR, SUITE A LA REINITIALISATION DU FORUM DE L'AUTRE JOUR



Mopar World Cup II : Présentation des prétendantes 6 et 7 des "moches"

Après le rêve et la démesure des sessions précédentes, on s'attaque aujourd'hui à une partie beaucoup plus sombre et clivante de l'histoire de la marque. On continue d'animer le forum en ouvrant officiellement le bal de ce qu'on pourrait appeler le "combat des moches". Voici deux voitures nées des crises pétrolières, qui portent des noms légendaires mais des physiques... particuliers.

Dodge Challenger 1978
Pour la deuxième génération de la Challenger visible sur l'image WhatsApp Image 2026-03-05 at 11.59.27 (4).jpeg, Dodge a fait un choix qui fait encore grincer des dents les puristes : importer une japonaise, la Mitsubishi Galant Lambda, et coller un badge Challenger dessus. On est en plein choc pétrolier, les Muscle Cars géantes n'ont plus le droit de vivre, et Dodge tente de survivre avec ce petit coupé "sportif" aux lignes très géométriques et typiques de la fin des années 70.

Sous le capot, l'affront continue pour les amateurs de gros cubes. Oubliez totalement les V8. Cette version proposait deux moteurs à quatre cylindres d'origine Mitsubishi. Le bloc de base était un modeste 1,6 litre de 77 chevaux, tandis que la version haut de gamme (comme le modèle orange de la photo) disposait du 2,6 litres "Silent Shaft" développant péniblement 105 chevaux. Sa seule vraie prouesse technique d'époque était l'utilisation d'arbres d'équilibrage pour réduire les vibrations, rendant le moteur très doux, mais désespérément mou pour une voiture portant le nom de Challenger.

Dodge Charger Shelby 1985
Sur l'image WhatsApp Image 2026-03-05 at 11.59.27 (5).jpeg, on retrouve une autre icône sacrifiée sur l'autel des années 80. La Charger, autrefois reine des dragstrips avec son gabarit immense, est devenue ici une petite traction avant basée sur la plateforme Omni/024 (la fameuse plateforme L de Chrysler). Pour tenter de sauver les meubles et redonner une image de performance à cette voiture au look de boîte à chaussures profilée, Lee Iacocca fait appel à son vieil ami Carroll Shelby. Le sorcier texan y ajoute des jupes latérales, une peinture bicolore agressive et des suspensions raffermies.

Mécaniquement, on est encore une fois très loin du V8 d'antan, mais Shelby a quand même réussi à en faire une vraie petite bombe pour l'époque. Sous le capot se cache un quatre cylindres en ligne de 2,2 litres équipé d'un turbocompresseur Garrett. Dans cette configuration de 1985, le bloc sortait 146 chevaux pour un poids plume d'un peu plus d'une tonne. Ce n'était pas un monstre de ligne droite, mais sur les petites routes sinueuses, cette Charger Shelby surprenait pas mal de monde et offrait un comportement de petite GTi à l'américaine.

Alors, laquelle de ces deux mal-aimées des années noires de l'automobile mérite le plus votre vote?
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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par cooper84 »

On enchaîne pour continuer de faire bouger le forum. Changement d'ambiance radical avec deux candidates qui n'ont absolument rien à voir : le tout-terrain pur et dur d'un côté, et un coupé rescapé de la fin des années 70 de l'autre.

Jeep Gladiator 2025
On s'attaque au baroudeur moderne de la bande. Version pick-up de la mythique Wrangler, le Gladiator combine le look iconique de Jeep avec une benne ultra pratique pour charger tout ce qu'on veut. dans son élément naturel en plein franchissement rocheux, ici en finition Rubicon, la version ultime pour le hors-piste.

Côté motorisation, le Gladiator fait confiance au très éprouvé V8 3.6L Pentastar de 285 chevaux, un moteur fiable et robuste. Pour l'Europe et d'autres marchés, il a aussi connu le V6 3.0L EcoDiesel avec un couple monstrueux à bas régime. Avec ses ponts Dana 44, ses blocages de différentiels et sa barre antiroulis déconnectable, c'est une machine de guerre conçue pour grimper aux arbres sans jamais forcer.

Plymouth Volare 1978
On fait un bond en arrière avec une représentante des "F-Body" de Chrysler. La Volare (et sa jumelle la Dodge Aspen) est née pour remplacer la vaillante Valiant. En 1978, Plymouth tente de redonner du muscle à son catalogue avec cette version coupé au look bien agressif : peinture violette "In-Violet" ou "Plum Crazy", bandes noires sur les flancs, persiennes sur les vitres arrière, doubles écopes de capot et un gros aileron sur la malle.

Sous le capot, l'époque des performances folles est passée à cause des normes anti-pollution, mais la Volare proposait quand même des mécaniques mythiques du groupe. Le moteur de base était l'increvable 6 cylindres en ligne Slant-Six de 3.7L, réputé incassable mais très tranquille. Pour faire honneur à son look de la photo, il fallait cocher les options V8 : soit le classique 318 cubic inches (5.2L), soit le plus rare et performant V8 360 cubic inches (5.9L) qui équipait aussi la fameuse version "Road Runner" de ces années-là.
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Re: MWC II (Mopar World Cup 2)

Message par cooper84 »

Oubliez les échauffements, cette fois on monte sur le ring pour le combat le plus lourd de l'année. Dans le coin gauche, une icône absolue de la pop culture américaine. Dans le coin droit, un monstre sauvage sculpté pour détruire les chronos. Deux monuments de la plateforme B-Body s'affrontent pour le titre suprême sur le forum.

Dans le coin gauche : Dodge Charger 1968
En 1968, la Charger enfile ses gants de boxe et adopte le mythique design "Coke Bottle" avec des hanches galbées prêtes à bondir. Sa calandre noire intégrale dissimule son regard jusqu'au premier coup de gaz, et ses doubles feux ronds à l'arrière sont la dernière chose que ses adversaires aperçoivent sur la ligne droite. C'est l'élégance brute, la puissance faite automobile.

Côté punch, elle ne fait pas dans la dentelle. Si le V8 383 encaisse les premiers rounds, la version R/T débarque avec le V8 440 Magnum de 375 chevaux pour assommer la concurrence. Et pour les KO techniques, l'ultime option cache le légendaire V8 426 Hemi et ses 425 chevaux. Une véritable machine de frappe entrée direct dans la légende.

Dans le coin droit : Dodge Coronet Super Bee 1970
Place au puncheur le plus provocateur de Detroit. En 1970, la Super Bee monte sur le ring avec une face avant unique en double haricot chromé, prête à découper ses rivaux. Conçue dès le départ pour être un Muscle Car dépouillé et ultra violent, elle affiche fièrement ses écopes de capot Ramcharger pour gaver le bloc en air frais et ses bandes transversales prêtes à découper l'asphalte.

Sous le capot, c'est l'art de la guerre psychologique. Le V8 383 Magnum ouvre les hostilités, mais l'arme fatale de 1970 reste le monstrueux V8 440 Six Pack. Avec ses trois carburateurs double corps et ses 390 chevaux, ce moteur délivre un couple herculéen dès les bas régimes, capable de terrasser n'importe quel adversaire pour un coût bien inférieur au Hemi.

Le gong a sonné pour cette nouvelle session de la Mopar World Cup II. Alors, qui remporte la ceinture ? L'esquive parfaite et la ligne intemporelle de la Charger 68 ou l'uppercut dévastateur au look sans pitié de la Super Bee 70 ?
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