Plymouth 1978
Publié : 10 avr. 2026, 21:34
Une troisième Plymouth… et pas n’importe laquelle
Il s’agit d’une Plymouth Sapporo de 1978, vendue neuve à New York.
Son histoire est aussi singulière que la voiture elle-même. Sa première propriétaire, une Belge installée à New York depuis 1960, tombe sous le charme de ce superbe coupé rouge dans une concession américaine. Elle décide de l’acheter, allant même jusqu’à contracter un crédit auprès de Chrysler.
En 1979, elle choisit de faire venir la voiture en Belgique afin de pouvoir l’utiliser lors de ses séjours familiaux. Mais les démarches d’immatriculation s’avèrent longues et compliquées : taxes d’importation, contrôle technique… Il lui faudra près de trois ans pour obtenir enfin sa plaque en 1982.
Durant ses absences, la voiture est soigneusement remisée dans le garage de son frère. Pourtant, elle ne reviendra en Belgique qu’à trois reprises, ce qui explique son très faible kilométrage : seulement 12 654 miles.
En 1991, l’immatriculation est radiée et la voiture reste stockée, toujours à l’abri.
Les années passent. Le frère décède, puis son fils hérite de la maison… et de la voiture. Celle-ci reste dans le garage, avec le projet un jour de la remettre en route.
Mais la vie suit son cours : mariage, déménagement dans la maison d’en face, naissance d’un fils… qui viendra à son tour habiter la maison où repose toujours la voiture.
Arrivé à la pension en 2024, il envisage enfin de relancer le projet. Malheureusement, le destin en décide autrement : son épouse le retrouve sans vie, un samedi matin de février 2025.
C’est elle qui prendra la décision de vendre la voiture en avril 2025.
Je découvre l’annonce sur Facebook. Me trouvant à proximité, je me dis : *“Pourquoi ne pas aller voir ce modèle si rare, que je n’avais encore jamais croisé ?”
Sur place, je suis immédiatement surpris par son état. Bien sûr, quelques défauts sont présents, mais l’ensemble est remarquablement conservé. Et surtout, son histoire me touche.
Les documents d’origine sont là, y compris les papiers d’achat. Il y a même la cassette de démonstration Chrysler pour lecteur 8-track — un détail qui en dit long sur son authenticité.
Je fais une offre. Elle est acceptée.
Le samedi suivant, je reviens pour récupérer la voiture. Elle est coincée contre un mur, avec les pneus complètement à plat. je les gonfles et déplace la voiture sur des trolley. Je fais appel à un transporteur pour la sortir du garage et la conduire jusque chez moi.
Commence alors la remise en route :
* nettoyage complet
* remplacement de tous les fluides
* bougies neuves
* nettoyage du réservoir encrassé
* remplacement des durites d’essence
* quatre pneus neufs (en remplacement des anciens B.F. Goodrich “Made in Japan”)
Puis vient le moment décisif.
Le démarrage se fait presque instantanément.
Quelques réglages de carburation et d’allumage… un premier petit tour… et la voiture roule à nouveau, après près de 35 ans d’immobilisation.
Ce n’est certes pas une voiture très puissante, mais ce n’est pas ce qui compte.
C’est un modèle vraiment à part, qui n’avait pratiquement aucune chance de se retrouver un jour de ce côté-ci de l’Atlantique… sauf peut-être sous son identité japonaise, la Mitsubishi Galant Lambda.
Aujourd’hui, elle roule à nouveau. Et avec son histoire, elle est bien plus qu’une simple voiture : c’est un véritable témoin du temps.
Il s’agit d’une Plymouth Sapporo de 1978, vendue neuve à New York.
Son histoire est aussi singulière que la voiture elle-même. Sa première propriétaire, une Belge installée à New York depuis 1960, tombe sous le charme de ce superbe coupé rouge dans une concession américaine. Elle décide de l’acheter, allant même jusqu’à contracter un crédit auprès de Chrysler.
En 1979, elle choisit de faire venir la voiture en Belgique afin de pouvoir l’utiliser lors de ses séjours familiaux. Mais les démarches d’immatriculation s’avèrent longues et compliquées : taxes d’importation, contrôle technique… Il lui faudra près de trois ans pour obtenir enfin sa plaque en 1982.
Durant ses absences, la voiture est soigneusement remisée dans le garage de son frère. Pourtant, elle ne reviendra en Belgique qu’à trois reprises, ce qui explique son très faible kilométrage : seulement 12 654 miles.
En 1991, l’immatriculation est radiée et la voiture reste stockée, toujours à l’abri.
Les années passent. Le frère décède, puis son fils hérite de la maison… et de la voiture. Celle-ci reste dans le garage, avec le projet un jour de la remettre en route.
Mais la vie suit son cours : mariage, déménagement dans la maison d’en face, naissance d’un fils… qui viendra à son tour habiter la maison où repose toujours la voiture.
Arrivé à la pension en 2024, il envisage enfin de relancer le projet. Malheureusement, le destin en décide autrement : son épouse le retrouve sans vie, un samedi matin de février 2025.
C’est elle qui prendra la décision de vendre la voiture en avril 2025.
Je découvre l’annonce sur Facebook. Me trouvant à proximité, je me dis : *“Pourquoi ne pas aller voir ce modèle si rare, que je n’avais encore jamais croisé ?”
Sur place, je suis immédiatement surpris par son état. Bien sûr, quelques défauts sont présents, mais l’ensemble est remarquablement conservé. Et surtout, son histoire me touche.
Les documents d’origine sont là, y compris les papiers d’achat. Il y a même la cassette de démonstration Chrysler pour lecteur 8-track — un détail qui en dit long sur son authenticité.
Je fais une offre. Elle est acceptée.
Le samedi suivant, je reviens pour récupérer la voiture. Elle est coincée contre un mur, avec les pneus complètement à plat. je les gonfles et déplace la voiture sur des trolley. Je fais appel à un transporteur pour la sortir du garage et la conduire jusque chez moi.
Commence alors la remise en route :
* nettoyage complet
* remplacement de tous les fluides
* bougies neuves
* nettoyage du réservoir encrassé
* remplacement des durites d’essence
* quatre pneus neufs (en remplacement des anciens B.F. Goodrich “Made in Japan”)
Puis vient le moment décisif.
Le démarrage se fait presque instantanément.
Quelques réglages de carburation et d’allumage… un premier petit tour… et la voiture roule à nouveau, après près de 35 ans d’immobilisation.
Ce n’est certes pas une voiture très puissante, mais ce n’est pas ce qui compte.
C’est un modèle vraiment à part, qui n’avait pratiquement aucune chance de se retrouver un jour de ce côté-ci de l’Atlantique… sauf peut-être sous son identité japonaise, la Mitsubishi Galant Lambda.
Aujourd’hui, elle roule à nouveau. Et avec son histoire, elle est bien plus qu’une simple voiture : c’est un véritable témoin du temps.